Bousquet – La nuit mûrit

Joë Bousquet (1897 – 1950)
La Connaissance du soir (1945)

A Jean Paulhan

En cherchant mon cœur dans le noir
mes yeux cristal de ce que j’aime
s’entourent de moi sans me voir

Mais leur ténèbre est l’amour même
où toute onde épousant sa nuit
dans mes jours se forge un sourire

Afin qu’aux traits où je le suis
Sa transparence ait pour empire
Mon corps en soi-même introduit

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