Eluard – J’écris ton nom

Paul Eluard (1895 – 1952)Poésie et vérité (1942) Fernand Léger – « Liberté » Sur mes cahiers d’écolierSur mon pupitre et les arbresSur le sable sur la neigeJ’écris ton nom Sur toutes les pages luesSur toutes les pages blanchesPierre sang papier ou cendreJ’écris ton nom Sur les images doréesSur les armes des guerriersSur la couronne des roisJ’écrisLire la suite « Eluard – J’écris ton nom »

Eluard – L’amoureuse

Paul Eluard (1895 – 1952)Capitale de la douleur (1926) Elle est debout sur mes paupièresEt ses cheveux sont dans les miens,Elle a la forme de mes mains,Elle a la couleur de mes yeux,Elle s’engloutit dans mon ombreComme une pierre sur le ciel.Elle a toujours les yeux ouvertsEt ne me laisse pas dormir.Ses rêves en pleineLire la suite « Eluard – L’amoureuse »

Eluard – La terre est bleue

Paul Eluard (1895 – 1952)L’amour la poésie (1929) La terre est bleue comme une orangeJamais une erreur les mots ne mentent pasIls ne vous donnent plus à chanterAu tour des baisers de s’entendreLes fous et les amoursElle sa bouche d’allianceTous les secrets tous les souriresEt quels vêtements d’indulgenceÀ la croire toute nue. Les guêpes fleurissentLire la suite « Eluard – La terre est bleue »

Eluard – Couvre-feu

Paul Eluard (1895 – 1952)Poésie et vérité (1942) Que voulez-vous la porte était gardéeQue voulez-vous nous étions enfermésQue voulez-vous la rue était barréeQue voulez-vous la ville était matéeQue voulez-vous elle était affaméeQue voulez-vous nous étions désarmésQue voulez-vous la nuit était tombéeQue voulez-vous nous nous sommes aimés. Jean-Pierre Siméon (poète, romancier, essayiste, grande voix actuelle deLire la suite « Eluard – Couvre-feu »

Eluard – Comprenne qui voudra

Paul Eluard (1895 – 1952)Au rendez-vous allemand « En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait des filles. On allait même jusqu’à les tondre. » Comprenne qui voudraMoi mon remords ce futLa malheureuse qui restaSur le pavéLa victime raisonnableÀ la robe déchiréeAu regard d’enfant perdueDécouronnée défiguréeCelle qui ressemble aux mortsQui sont mortsLire la suite « Eluard – Comprenne qui voudra »