Hérédia – Le tepidarium

José Maria de Hérédia (1842 – 1905)Les Trophées (1893) La myrrhe a parfumé leurs membres assouplis ; Elles rêvent, goûtant la tiédeur de décembre, Et le brasier de bronze illuminant la chambre Jette la flamme et l’ombre à leurs beaux fronts pâlis. Aux coussins de byssus [1], dans la pourpre des lits, Sans bruit, parfois un corps de marbreLire la suite « Hérédia – Le tepidarium »

Hérédia – Armor

José Maria de Hérédia (1842 – 1905)Les Trophées (1893) Pour me conduire au Raz, j’avais pris à Trogor [1] Un berger chevelu comme un ancien Évhage [2] ; Et nous foulions, humant son arôme sauvage, L’âpre terre kymrique [3] où croît le genêt d’or. Le couchant rougissait et nous marchions encor, Lorsque le souffle amer me fouetta le visageLire la suite « Hérédia – Armor »

Hérédia – Les conquérants

José Maria de Hérédia (1842 – 1905)Les Trophées (1893) Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,Fatigués de porter leurs misères hautaines,De Palos de Moguer, routiers et capitainesPartaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal. Ils allaient conquérir le fabuleux métalQue Cipango mûrit dans ses mines lointaines,Et les vents alizés inclinaient leurs antennesAux bords mystérieuxLire la suite « Hérédia – Les conquérants »

Hérédia – La Trebbia

José Maria de Hérédia (1842 – 1905)Les Trophées (1893) L’aube d’un jour sinistre a blanchi les hauteurs.Le camp s’éveille. En bas roule et gronde le fleuveOù l’escadron léger des Numides [1] s’abreuve.Partout sonne l’appel clair des buccinateurs [2]. Car malgré Scipion, les augures menteurs,La Trebbia débordée, et qu’il vente et qu’il pleuve,Sempronius Consul, fier deLire la suite « Hérédia – La Trebbia »