Francis Jammes (1868 – 1938)De l’angelus de l’aube à l’angelus du soir (1898) L’évier sent fort, la muraille est blanche, les cruches sont fraîches,le soleil fend la terre sèche. Entre… Ce sont de pauvres pauvres. Voici leur chiennegonflée de lait et qui dort. Entre.. La lessive couletristement, tristement.On l’entend. On l’entend. Entre… Si tu neLire la suite « Jammes – L’évier sent fort »
Archives de la catégorie : Jammes
Jammes – C’était affreux
Francis Jammes (1868 – 1938)De l’angelus de l’aube à l’angelus du soir (1898) À Mademoiselle M. R. C’était affreux ce pauvre petit veau qu’on traînaittout à l’heure à l’abattoir et qui résistait, et qui essayait de lécher la pluiesur les murs gris de la petite ville triste. Ô mon Dieu ! Il avait l’air siLire la suite « Jammes – C’était affreux »
Jammes – On dit qu’à Noël…
Francis Jammes (1868 – 1938)De l’angélus de l’aube à l’angélus du soir A Mademoiselle M. R. On dit qu’à Noël, dans les étables, à minuit,L’âne et le bœuf, dans l’ombre pieuse, causent.Je le crois. Pourquoi pas ? Alors, la nuit grésille :les étoiles font un reposoir et sont des roses.L’âne et le bœuf ont ce secretLire la suite « Jammes – On dit qu’à Noël… »
Jammes – Prière pour aller au paradis avec les ânes
Francis Jammes (1868 – 1938)Le deuil des primevères (1901) Lorsqu’il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites que ce soit par un jour où la campagne en fête poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas, choisir un chemin pour aller, comme il me plaira, au Paradis, où sont en plein jour les étoiles. Je prendrai mon bâton etLire la suite « Jammes – Prière pour aller au paradis avec les ânes »