Stéphane Mallarmé (1842 – 1898)Poésies (1899) À la fenêtre recélantLe santal vieux qui se dédoreDe sa viole étincelantJadis avec flûte ou mandore, Est la Sainte pâle, étalantLe livre vieux qui se déplieDu Magnificat ruisselantJadis selon vêpre et complie : À ce vitrage d’ostensoirQue frôle une harpe par l’AngeFormée avec son vol du soirPour la délicateLire la suite « Mallarmé – Sainte »
Archives de la catégorie : Mallarmé
Mallarmé – A la nue accablante tu
Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) A la nue accablante tuBasse de basaltes et de lavesA même les échos esclavesPar une trompe sans vertu Quel sépulcral naufrage (tuLe sais, écume, mais y baves)Suprême une entre les épavesAbolit le mât dévêtu Ou cela que furibond fauteDe quelque perdition hauteTout l’abîme vain éployé Dans le si blanc cheveuLire la suite « Mallarmé – A la nue accablante tu »
Mallarmé – Soupir
Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) Mon âme vers ton front où rêve, ô calme sœur,Un automne jonché de taches de rousseur,Et vers le ciel errant de ton œil angéliqueMonte, comme dans un jardin mélancolique,Fidèle, un blanc jet d’eau soupire vers l’Azur !– Vers l’Azur attendri d’Octobre pâle et purQui mire aux grands bassins sa langueurLire la suite « Mallarmé – Soupir »
Mallarmé – Sonnet en X
Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,Maint rêve vespéral brûlé par le PhénixQue ne recueille pas de cinéraire amphore Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,Aboli bibelot d’inanité sonore,(Car le Maître est allé puiser des pleurs au StyxAvec ce seul objet dont leLire la suite « Mallarmé – Sonnet en X »
Mallarmé – Don du poème
Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée !Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée,Par le verre brûlé d’aromates et d’or,Par les carreaux glacés, hélas ! mornes encor, L’aurore se jeta sur la lampe angélique.Palmes ! et quand elle a montré cette reliqueA ce père essayant un sourire ennemi,La solitude bleue etLire la suite « Mallarmé – Don du poème »
Mallarmé – Brise marine
Stéphane Mallarmé (1842 – 1898)Poésies (1887) La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivresD’être parmi l’écume inconnue et les cieux !Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeuxNe retiendra ce cœur qui dans la mer se trempeÔ nuits ! niLire la suite « Mallarmé – Brise marine »