Nerval – Fantaisie

Gérard de Nerval (1808 – 1855)Odelettes (1853) Il est un air pour qui je donneraisTout Rossini, tout Mozart et tout Weber,Un air très vieux, languissant et funèbre,Qui pour moi seul a des charmes secrets. Or, chaque fois que je viens à l’entendre,De deux cents ans mon âme rajeunit :C’est sous Louis treize ; et jeLire la suite « Nerval – Fantaisie »

Nerval – Vers dorés

Gérard de Nerval (1808 – 1855)Les chimères (1854)                                                                             Eh quoi ! tout est sensible !                                                                            Pythagore. Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ? Des forces que tu tiens ta liberté dispose, Mais de tous tes conseils l’univers est absent. Respecte dans la bête un esprit agissantLire la suite « Nerval – Vers dorés »

Nerval – El desdichado

Gérard de Nerval (1808 – 1855)Les chimères (1854) Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constelléPorte le Soleil noir de la Mélancolie. Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,La fleurLire la suite « Nerval – El desdichado »

Nerval – Le relais

Gérard de Nerval (1808 – 1855)Odelettes (1834) En voyage, on s’arrête, on descend de voiture ;Puis entre deux maisons on passe à l’aventure,Des chevaux, de la route et des fouets étourdi,L’œil fatigué de voir et le corps engourdi. Et voici tout à coup, silencieuse et verte,Une vallée humide et de lilas couverte,Un ruisseau qui murmureLire la suite « Nerval – Le relais »