Ronsard – Si c’est aimer, Madame

Pierre de Ronsard (1524-1585)Sonnets pour Hélène Si c’est aimer, Madame, et de jour et de nuictResver, songer, penser le moyen de vous plaire,Oublier toute chose, et ne vouloir rien faireQu’adorer et servir la beauté qui me nuit ; Si c’est aimer de suivre un bon-heur qui me fuit,De me perdre moy-mesme, et d’estre solitaire,Souffrir beaucoup deLire la suite « Ronsard – Si c’est aimer, Madame »

Ronsard – Je n’ai plus que les os

Pierre de Ronsard (1524-1585)Pièces posthumes (1586) Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé,Que le trait de la mort sans pardon a frappé,Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble. Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé ;Adieu, plaisantLire la suite « Ronsard – Je n’ai plus que les os »

Ronsard – Escoute bucheron

Pierre de Ronsard (1524-1585)Elégies (…) Escoute, bucheron, arreste un peu le bras !Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas,Ne vois-tu pas le sang lequel degoute à forceDes Nymphes qui vivoyent dessous la dure escorce ?Sacrilege meurdrier, si on pend un voleurPour piller un butin de bien peu de valeur,Combien de feux, deLire la suite « Ronsard – Escoute bucheron »

Ronsard – Comme un chevreuil

Pierre de Ronsard (1524-1585)Les amours de Cassandre (1552) Comme un chevreuil, quand le printemps détruitL’oiseux cristal de la morne gelée,Pour mieux brouter l’herbette emmielléeHors de son bois avec l’Aube s’enfuit, Et seul, et sûr, loin de chien et de bruit,Or sur un mont, or dans une vallée,Or près d’une onde à l’écart recelée,Libre folâtre oùLire la suite « Ronsard – Comme un chevreuil »