Valéry – La jeune parque

Paul Valéry (1871 – 1945) Écoute… N’attends plus… La renaissante annéeÀ tout mon sang prédit de secrets mouvements :Le gel cède à regret ses derniers diamants…Demain, sur un soupir des Bontés constellées,Le printemps vient briser les fontaines scellées :L’étonnant printemps rit, viole… On ne sait d’oùVenu ? Mais la candeur ruisselle à mots si douxQu’uneLire la suite « Valéry – La jeune parque »

Valéry – Valvins

Paul Valéry (1871 – 1945)Album des vers anciens (1920) Si tu veux dénouer la forêt qui t’aèreHeureuse, tu te fonds aux feuilles, si tu esDans la fluide yole à jamais littéraire,Traînant quelques soleils ardemment situés Aux blancheurs de son flanc que la Seine caresseÉmue, ou pressentant l’après-midi chanté,Selon que le grand bois trempe une longueLire la suite « Valéry – Valvins »

Valéry – Les grenades

Paul Valéry (1871 – 1945)Charmes (1922) Dures grenades entr’ouvertesCédant à l’excès de vos grains,Je crois voir des fronts souverainsÉclatés de leurs découvertes ! Si les soleils par vous subis,Ô grenades entre-bâillées,Vous ont fait d’orgueil travailléesCraquer les cloisons de rubis, Et que l’or sec de l’écorceÀ la demande d’une forceCrève en gemmes rouges de jus, CetteLire la suite « Valéry – Les grenades »

Valéry – La fileuse

Paul Valéry (1871 – 1945) Assise, la fileuse au bleu de la croiséeOù le jardin mélodieux se dodeline ;Le rouet ancien qui ronfle l’a grisée. Lasse, ayant bu l’azur, de filer la câlineChevelure, à ses doigts si faibles évasive,Elle songe, et sa tête petite s’incline. Un arbuste et l’air pur font une source viveQui, suspendue auLire la suite « Valéry – La fileuse »