Paul Verlaine (1844-1896)Sagesse (1881) Le ciel est, par-dessus le toit,Si bleu, si calme !Un arbre, par-dessus le toit,Berce sa palme. La cloche, dans le ciel qu’on voit,Doucement tinte.Un oiseau sur l’arbre qu’on voitChante sa plainte. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est làSimple et tranquille.Cette paisible rumeur-làVient de la ville. Qu’as-tu fait, ô toi queLire la suite « Verlaine – Le ciel est par-dessus le toit »
Archives de la catégorie : Verlaine
Verlaine – Chanson d’automne
Paul Verlaine (1844-1896)Poèmes saturniens (1866) Les sanglots longsDes violonsDe l’automneBlessent mon cœurD’une langueurMonotone. Tout suffocantEt blême, quandSonne l’heure,Je me souviensDes jours anciensEt je pleure Et je m’en vaisAu vent mauvaisQui m’emporteDeçà, delà,Pareil à laFeuille morte. Pour le titre de son premier recueil, Paul Verlaine, qui se pensait déjà maudit, a choisi de s’associer à Saturne,Lire la suite « Verlaine – Chanson d’automne »
Verlaine – Dernier dizain
Paul Verlaine (1844-1896)Parallèlement (1889) Ô Belgique qui m’as valu ce dur loisir,Merci ! J’ai pu du moins réfléchir et saisirDans le silence doux et blanc de tes cellulesLes raisons qui fuyaient comme des libellulesÀ travers les roseaux bavards d’un monde vain,Les raisons de mon être éternel et divin,Et les étiqueter comme en un beau muséeDansLire la suite « Verlaine – Dernier dizain »
Verlaine – Impression fausse
Paul Verlaine (1844-1896)Parallèlement (1889) Dame souris trotteNoire dans le gris du soir,Dame souris trotteGrise dans le noir. On sonne la cloche,Dormez les bons prisonniers !On sonne la cloche :Faut que vous dormiez. Pas de mauvais rêve,Ne pensez qu’à vos amours.Pas de mauvais rêve :Les belles toujours ! Le grand clair de lune !On ronfle fermeLire la suite « Verlaine – Impression fausse »
Verlaine – Walcourt
Paul Verlaine (1844-1896)Romances sans paroles (Paysages Belges) (1874) Briques et tuiles,Ô les charmantsPetits asilesPour les amants ! Houblons et vignes,Feuilles et fleurs,Tentes insignesDes francs buveurs ! Guinguettes claires,Bières, clameurs,Servantes chèresÀ tous fumeurs ! Gares prochaines,Gais chemins grands…Quelles aubaines,Bons juifs-errants ! Juillet 1872 Le petit train des Côtes-du-Nord, Bréhec, 1956 Walcourt est un village wallon, auLire la suite « Verlaine – Walcourt »
Verlaine – Pantoum négligé
Paul Verlaine (1844-1896)Jadis et naguère (1884) Trois petits pâtés, ma chemise brûle.Monsieur le Curé n’aime pas les os.Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,Que n’émigrons-nous vers les Palaiseaux ! Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,On dirait d’un cher glaïeul sur les eaux.Vivent le muguet et la campanule !Dodo, l’enfant do, chantez, douxLire la suite « Verlaine – Pantoum négligé »
Verlaine – Mon rêve familier
Paul Verlaine (1844-1896)Poèmes saturniens (1866) Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrantD’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aimeEt qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la mêmeNi tout à fait une autre, et m’aime et me comprend Car elle me comprend, et mon cœur, transparentPour elle seule, hélas ! cesse d’êtreLire la suite « Verlaine – Mon rêve familier »
Verlaine – Avant que tu ne t’en ailles
Paul Verlaine (1844-1896)La bonne chanson (1870) Avant que tu ne t’en ailles,Pâle étoile du matin,– Mille caillesChantent, chantent dans le thym. – Tourne devers le poète,Dont les yeux sont pleins d’amour;– L’alouetteMonte au ciel avec le jour. – Tourne ton regard que noieL’aurore dans son azur;– Quelle joieParmi les champs de blé mûr ! –Lire la suite « Verlaine – Avant que tu ne t’en ailles »