Artaud – Correspondance de la momie

Antonin Artaud (1896 – 1948)Publié en 1927 dans la Nouvelle revue française Cette chair qui ne se touche plus dans la vie, cette langue qui n’arrive plus à dépasser son écorce, cette voix qui ne passe plus par les routes du son, cette main qui a oublié plus que le geste de prendre, qui n’arriveLire la suite « Artaud – Correspondance de la momie »

Artaud – Une grande ferveur

Antonin Artaud (1896 – 1948)L’Ombilic des Limbes (1927) Une grande ferveur pensante et surpeuplée portait mon moi comme un abîme plein. Un vent charnel et résonnant soufflait, et le soufre même en était dense. Et des radicelles infimes peuplaient ce vent comme un réseau de veines, et leur entrecroisement fulgurait. L’espace était mesurable et crissant,Lire la suite « Artaud – Une grande ferveur »